Finishing is your only fucking option

Publié: avril 10, 2013 dans Musique

Cela fait maintenant plus de deux ans que je me suis réellement mis à la course à pied.
A mes débuts, je commençais sur un tapis en salle, et puis j’ai découvert plus tard les sorties extérieures. Je ne peux désormais plus m’en passer. Cela est devenu addictif au point que je cours 2 à 3 fois par semaine minimum. C’est un moyen pour moi de m’évader tout en gardant une bonne condition physique.
En octobre 2012, j’ai donc participé à ma première course officielle, le 20km de Paris. J’en ai été très satisfait (temps, ambiance, sensations). J’ai alors décidé de fixer la barre plus haut : devenir marathonien. Je me suis donc inscrit pour une des plus belles courses du monde le Marathon de Paris qui s’est déroulée le 7 avril 2013. Voici le récit de cet évènement qui m’a énormément marqué.

L’avant course :

J’ai choisi de suivre un entraînement sur 12 semaines (3 mois donc), que j’ai légèrement adapté pour le débuter au retour des vacances d’hiver.
Je vais vous passer les détails techniques, qui n’ont pas réelle importance dans ce billet, mais cela a consisté à faire des sorties (c’est le terme courant utilisé) 3 fois par semaine, et une sortie plus longue le week-end, pour habituer le corps à faire des efforts musculaires longs.
Cela a été beaucoup de sacrifices car il y avait quelques contraintes et ces entraînements prennent du temps dans une vie sociale déjà bien remplie.
Cette course a beaucoup occupé mon esprit les quelques semaines, et surtout la dernière, avant. Un mélange de stress (savoir si on va finir, en quel temps etc) et l’excitation de participer à une course qui réunit 50 000 personnes (oui oui autant que La Manif pour tous selon la police).
La dernière semaine a consisté à effectuer les derniers réglages ainsi qu’avoir une alimentation riche en glucides (carburant des muscles).

La course :

C’est donc le 7 avril à 6h que le réveil sonne afin de prendre un bon petit déjeuner 3h avant la course. Je revêtis ma tenue de sport, ainsi que mon maillot du RCT avec lequel j’ai décidé de faire la course, pour supporter mon équipe qui jouait le jour même. Ce même maillot épinglé du dossard 59083.
Je rejoins, avec un collègue, qui a le même rythme que moi, le SAS de départ pour un objectif à 4h30.
8h45 : départ des meilleurs (évidemment pas moi). Afin de fluidifier la course, les départs des différents SAS se font en cascade. Nous sommes le dernier, et devons attendre 9h45 pour franchir la ligne de départ.
Les 10 premiers kilomètres sont une belle ballade dans Paris pour arriver à Vincennes. Jusqu’au 20ème kilomètre, les muscles commencent à se raidir tranquillement. Je suis dans la course. C’est à partir de là que les choses sont devenues excitantes. Je passe le kilomètre 19 quand je vois les copains qui se sont déplacés pour m’encourager. Ils étaient également nombreux à m’encourager par SMS ou Twitter. Cela a été tout au long de la course un réel apport mental.
Après avoir passé les copains, j’ai officiellement lâché mon collègue qui m’a avoué ne pas pouvoir aller plus vite. Je me lance donc dans la 2ème partie de course, en solitaire. Entre le km20 et km25, la difficulté augmente mais plutôt gérable. A partir du km25, les choses se corsent avec une partie technique (les quais de seine et les tunnels en montée/descente) et le rythme cardiaque qui commence à augmenter, mes muscles commencent à être à court de sucres.
Les douleurs se font marquantes. Heureusement, je sais que les copains sont au km30, ce qui me donne un coup de boost avant la « vraie » course car il est connu qu’un marathon ne commence réellement au km30, moment à partir duquel la course devient mentale. Les copains sont bien présents, hurlants, ce qui me donne la force mentale d’arborer les 12 derniers kilomètres serein.
Le bois de boulogne arrive et là, c’est très dur. Les jambes sont de plus en plus douloureuses, de plus en plus lourdes. Les faux plats montants paraissent interminables. J’en profite pour mettre de la musique afin d’être concentré au maximum. Les panneaux kilométriques semblent apparaître de manière de plus en plus espacée. Beaucoup de coureurs sont à l’agonie mais je m’accroche et me dis que je finirai coûte que coûte l’objectif que je m’étais fixé quelques mois plus tôts et pour lequel j’avais fait beaucoup de sacrifices.
Entre le km35 et le km40, c’est l’enfer qui s’offre à moi. La douleur est insoutenable, mais je suis si près du but. Je pense à ces pancartes que j’ai croisé sur la route « Finishing is your only fucking option » (qui représente l’état d’esprit du marathon…ça se finit) et « Si tu travers l’enfer, ne t’arrête pas ». Je pense à ma fierté et aux proches auxquels j’ai dit que je franchirai la ligne d’arrivée.
J’arrive au km40 après plus de 4h de courses et me dit que le tour est joué. Impossible pour moi de craquer sur les deux derniers kilomètres. Je m’offre même le luxe d’accélérer au km41 et sur les 200 derniers mètres, anesthésié par l’adrénaline de fin de course (encouragements, vision de la ligne etc.) de me prendre pour Usain Bolt.
Je franchis la ligne d’arrivée, heureux, fier, les larmes aux yeux, 4 heures 37 minutes et 43 secondes après celle de départ, avant de m’arrêter avec le statut « marathonien », et d’être à la limite de m’écrouler par terre.

L’après course :

Cela se résume à beaucoup boire, manger, dormir, et dire « aïe, ouille, aïe » à chaque marche descendue ou montée.
Nous sommes à 3 jours d’après course et les courbatures commencent à disparaître.
C’est également l’occasion de faire des flashback de la course, de se dire qu’heureusement que les proches étaient là, que les inconnus du bord de la route qui, en voyant ton prénom sur ton dossard disaient « Allez Sébastien, Allez » alors que tu ne les connaissais pas, ont été un appui monumental, que sur les 10 derniers kilomètres, tu manquais clairement de lucidité, que le paysage et l’ambiance étaient magnifiques, que les bénévoles et organisateurs ont fait un boulot exceptionnel pour que les 50 000 participants puissent courir dans de bonnes conditions…
Je m’étais promis une semaine de repos, mais l’amour de la course à pied me fera probablement reprendre d’ici le week-end.

En désintox’

Publié: mars 6, 2013 dans Vie Quotidienne

Septembre 2006 : premières soirées en école d’ingénieur. La pression (pas la boisson, l’autre) des concours des classes préparatoires qui retombe, la charge de travail moins importante, les soirées folles (je ne vais pas vous faire un dessin, vous connaissez la réputation). La première clope s’allume. Puis la deuxième.

Au début, ce n’est qu’en soirée. Et comme tout le monde dans ces cas là, je me dis « ça ne sera qu’en soirée, je ne suis pas dépendant », jusque l’achat du premier paquet à la place de taxer une cigarette aux copains.
C’est à ce moment qu’ont commencées 6 années de dépendance, rythmées par quelques arrêts qui varient entre quelques semaines et 6 mois.

C’est en février dernier, que mon colocataire, également fumeur, suite aux recommandations de sa douce et tendre, décida et donc me proposa, d’arrêter. Et c’est vrai, à deux, c’est plus facile.

Le temps de finir nos derniers paquets et nous voilà le dimanche soir, à fumer ensemble notre « dernière » (la meilleure il paraît). Ca peut paraître bête, mais ce fut un moment intense et riche en émotions.

Lundi 11 février : c’est parti pour le premier jour sans clope. C’est plus facile que je ne le pensais. Le plus dur n’étant pas le manque de nicotine mais plutôt la gestuelle, les clopes dites « sacrées » comme celle avec le café du matin, celle après déjeuner, celle après dîner, celle d’après sexe.
Et les plus dures, à mon sens, celles de soirée. Les fumeurs (ou ex fumeurs) savent de quoi je parle. Un verre, puis un autre, et l’alcool appelle la cigarette.
Malgré mon appréhension, la première soirée s’est bien déroulée. La deuxième aussi, jusque ne (quasiment) plus y penser sur les suivantes.

D’un point de vue physiologique, la première semaine s’est caractérisée par un énorme appétit, compensée par des bonbons, des chewing-gum et autres confiseries. J’ai limité la casse sur la prise de poids, inexistante.
J’ai également remarqué (et ce pendant une course à pied) la baisse de ma fréquence cardiaque.
Enfin, et c’est le plus significatif, mon odorat face à la cigarette s’est amplement développé, et notamment, cette odeur du fumeur qui vient d’en griller une, qui je vous l’accorde, est assez désagréable. 

Cela fait maintenant trois semaines. L’envie n’est plus trop présente (sauf à quelques moments stratégiques) et les affronts physio-pyschologiques sont, je l’espère pour la durée la plus longue possible, derrière moi…et après tout, qu’il y a t-il de plus rock’n’roll qu’une bonne désintox ?

PS : je tiens à remercier tous les gens qui me soutiennent au quotidien dans cette démarche. Ils se reconnaîtront.

Initiation à la photographie

Publié: décembre 3, 2012 dans Vie Quotidienne
Mon voyage approchant à grands pas, je me suis dit que le meilleur moyen de partager mes découvertes et mes coups de coeur serait la photographie. J’en suis donc arrivé à la réflexion suivante : « Oui mais ça serait dommage de se retrouver face à telle ou telle situation et ne pas savoir prendre la photo ou qu’elle soit mauvaise ». C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’initier à ce domaine qui semble très technique et très artistique, mais c’est également le moyen de m’intéresser à d’autres choses que mes passions actuelles.
 
Première étape, acheter du matériel. Quitte à investir et sachant que l’utilité sera grande, je n’avais pas envie d’être « bridé ». Je me suis donc dirigé vers un réflex, même si les compacts ou hybrides sont de nos jours performants. Il m’a donc fallu discuter longuement avec mon entourage (amis, collègues) connaissant la photo pour avoir de précieux conseils en corrélation avec mon besoin, celui-ci étant les photos de paysages, photos de rues et vie quotidienne, et dans une moindre mesure, des portraits. Mon budget initial était de 800€. Le matériel que l’on m’a conseillé dépassait un peu, pour arriver à 900€. J’ai donc fait l’effort, persuadé que cela sera rentable sur le long terme avec quelque chose de performant. Le résultat a été l’achat d’un Canon EOS 600D avec un objectif Sigma 17-70mm f/2.8-4 (pour les connaisseurs) et une sacoche pour le transport, le tout acheté sur Digixo.com, et récupéré en point de retrait à Paris le soir même.
 
Après m’être renseigné sur les techniques de base de la photographie (toujours avec les mêmes personnes), j’ai donc pu commencer à apprivoiser mon appareil, qui deviendra probablement pendant mon tour du monde, mon meilleur ami, mon confident et l’image de mon oeil pour vous faire parvenir ma vie à des milliers de kilomètres de vous…
 
Amicalement,
 
S.
 
PS : Le résultat de mes deux premières sorties parisiennes est disponible sur Flickr, sous le pseudo « slashisback.gallery », avec le lien suivant :  Mes premières photos

La semaine du bonheur

Publié: octobre 22, 2012 dans Vie Quotidienne

Parfois, le hasard du calendrier fait bien les choses. La semaine dernière en est le parfait exemple avec un programme très riche en émotions. Retour ce qui a été la plus belle semaine depuis bien longtemps.
 
Samedi 13 octobre :
J’ai encore eu la chance d’être sélectionné pour le Live-Tweet du match Racing Métro 92 vs Munster au Stade de France. Une fois de plus, l’équipe d’Human Inside, chargée de l’évènement, a mis les petits plats dans les grands. Je retrouve quelques copains avec qui nous passons une superbe après-midi, rythmée par un beau match, des vidéos divertissantes, le tout sous le signe de la bonne humeur. Le rugby spirit comme on dit. Le samedi soir est réservé au repos pour préparer le dimanche.
 
Dimanche 14 octobre :
Malgré une entorse du genou quatre semaines plus tôt, une bronchite/rhume/sinusite carabinée la semaine avant, je suis quand même prêt pour le 20km de Paris que je prépare depuis des mois. C’est donc à 7h30 que le réveil sonne. Au programme, un petit déjeuner de champion, un réveil musical, et direction la Tour Eiffel pour aller faire un « petit » footing avec 25 000 participants. Dès le début de la course, la pluie a décidé de se joindre à nous pour nous encourager. C’est pour moi la première fois que je participe à une course officielle et l’ambiance qui y règne est géniale. Les coureurs applaudissent, crient, félicitent les courageux groupes de musique venus mettre de l’ambiance. Après 1h53mn27s, je franchis la ligne d’arrivée, très satisfait de ma course où je pensais rencontrer plus de difficultés, qu’elles soient mentales ou physiques. Je récupère ma médaille, ma tablette de chocolat et je presse de rentrer à la maison pour prendre la douche chaude la plus agréable du mois. 
 
Jeudi 18 octobre :
C’est là que commence la partie musicale de la semaine. Un peu moins de trois semaines après la sortie du nouvel album de Muse « The 2nd Law », que personnellement je trouve génial et que j’ai déjà écouté une bonne cinquantaine de fois, le trio britannique se produit à Bercy. Cela fait déjà quelques mois que j’ai les places et ça sera la 10ème fois que j’assiste à leurs concerts. Comme à chaque fois qu’ils viennent en France, c’est toujours aussi populaire. C’est pourquoi je décide d’aller attendre devant la salle à partir de 16h30 en espérant être bien placé dans la fosse. L’astuce a été de rejoindre des copains qui attendaient depuis 13h en soudoyant les autres personnes à coup de Schokobons. Technique infaillible. Nous arrivons donc dans la salle et sommes placés à 5m de la scène. Le concert, une fois de plus, est orgasmique. Tout y est, une énergie folle, une setlist quasi parfaite, une communication avec le public qui leur faisait défaut à leurs débuts (et jusqu’à la dernière tournée). C’est euphorique que je rentre chez moi, où je trouve le sommeil quelques heures après. 
 
Samedi 20 octobre :
Après mon groupe préféré, c’est au tour de mon guitariste préféré de se produire à Paris, Slash. L’ex guitariste des emblématiques Guns’N’Roses et des Velvet Underground est en effet en tournée européenne afin de promouvoir son nouvel album Apocalyptic Love, featuring Myles Kennedy and the conspirators. Ces places m’avaient été offertes pour mon anniversaire (quel magnifique cadeau) par un ami, qui malheureusement n’a pas pu venir. C’est donc à une autre personne que j’offre la deuxième place. Nous allons donc au Zénith, buvons quelques bières (c’est une tradition pour les concerts dans cette salle) en attendant, discutons avec des toulonnais (je vous l’ai dit, le hasard fait bien les choses) qui nous affirment que le concert commence à 20h55. Mais non, c’est à 20h30 que nous entendons des cris et un son bien lourd. Nous accourrons donc vers l’entrée et arrivons pendant la première chanson. S’en suit 2h de concert absolument dingue, avec un Slash à l’état de dieu vivant. Paris était bien ce soir là la « ville paradisiaque » où l’herbe est verte et où les filles sont jolies.
 
Amicalement,
 
S.

Taratata story

Publié: septembre 20, 2012 dans Musique
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Mardi soir, alors que je surfe sur l’internet avec des Stones sur iTunes, j’entame une conversation Facebook avec une amie. Celle ci, partageant avec moi une grande passion pour Muse (c’est d’ailleurs à un de leurs concert que nous nous sommes rencontrés), me propose d’assister à l’enregistrement de Taratata le lendemain avec justement Muse au programme, ainsi que C2C, Mika et bien d’autres. Moi qui rêvait d’assister à cette émission, et de sucroît avec le groupe que je suis avec acharnement depuis bientôt 10 ans, j’ai bien évidemment accepté avant d’entamer une danse de la victoire. C’est donc mercredi soir, après une journée de travail relativement peu productive, que je me rends, aux alentours de 19h, aux studios de la plaine Saint-Denis où est enregistrée l’émission. Mais voir Muse, ça se mérite. Nous passons donc par la case « 2h d’attente dehors » avant de rentrer et se placer. A notre grande surprise, le plateau est en réalité petit et nous sommes donc proches de la scène. L’ambiance y est très conviviale. Le chauffeur de salle nous explique alors le déroulement de la soirée, avec l’enregistrement de 3 émissions et quelques point logistiques (comportement, cris etc.). Il est 21h40 quand Nagui entre en scène, dans une salle en délire. Le premier artiste de la première émission arrive, qui n’est autre que Muse. Nous rentrons dans le vif du sujet immédiatemment. Le public est hystérique lorsque Matthew Bellamy (le guitariste et lead vocal du groupe) entame les « mamamamamama » de Madness. Cette chanson a la particularité de m’avoir séduit dès le début, au point de me rendre complètement fou (après tout, c’est son but vu son nom) lorsque je l’entend, notamment le final, qui ce soir là, m’a fait coulé une larme dans le studio 217. Après le point d’orgue de cette chanson, Nagui, promouvant le prochain album « The 2nd Law » (dont la date de sortie est fixée au 1er octobre) annonce alors le prochain titre qui sera joué. Alors que je m’attendais à « Survival », c’est finalement, et à notre grande surprise, « Follow me » (qui figure sur le futur opus) qui est lancée. Et là, c’est une énorme claque en pleine figure. Avec mon amie, nous trouvons cette chanson absolument géniale. Du grand Muse en action. Au terme de leur prestation, le groupe rejoint Nagui pour une interview, mêlée entre anecdotes, questions personnelles et musicales. Les musiciens rejoignent ensuite la scène pour un ultime titre, une reprise (c’est selon Nagui, la première fois que Muse reprend cette chanson) de Prince : « Sign O the times », que je avoue ne pas connaître. C’est un régal musical de voir le trio se déchaîner sur ce titre et voir encore la fraîcheur et l’envie qui les animent. Nous pensons la fin du premier artiste arriver lorsque, comme beaucoup de monde, nous nous interrogeons en voyant le groupe discuter avec leur tour manager, quelques techniciens et Nagui. Après 20 minutes d’attente, la production nous annonce qu’il y a eu des problèmes dans les prises et qu’ils doivent refaire à partir de « Follow me ». Nous crions de joie jusqu’à la dernière note de « Sign O the times ». Les autres artistes vont s’enchaîner au fur et à mesure. Ainsi, C2C, gros phénomène actuel, nous font une démonstration de DJing assez impressionnante, Birdy, jeune talent d’à peine 16 ans (et qui vient d’enlever son appareil dentaire. Oui oui, Nagui nous offre des interviews passionnantes) nous berce avec sa voix envoûtante pour clore la première émission. Il est déjà 23h30. La deuxième émission commence à 23h45. Malheureusement, la fatigue se fait sentir, sur moi le premier, dans le public. L’euphorie de Muse est retombée et l’engouement est moindre. Malgré tout, Mika arrive et réveille la salle avec un medley de son nouvel album. Les interviews, qui paraissent de plus en plus longues s’enchaînent. Joss Stone, d’abord seule (ou du moins avec uniquement ses musiciens) entame sa première chanson et charme tout le public, de part sa voix, son charisme et sa joie de vivre. Alex Hepburn la rejoint pour interpréter en duo « Crazy » qui bouleverse tout le monde tellement l’osmose des deux voix est complète. L’émission se termine et il est 1h30 du matin. Nous décidons alors de quitter le plateau et de ne pas assister à la troisième émission, vous en comprendrez aisément les raisons. Nous avons quand même eu le droit de la part d’une des hôtesses à un « vous partez ? Mais vous aviez dit que vous restiez les trois émissions ». Nous n’avons pas eu à insister longtemps pour leur faire comprendre que ces propos étaient déplacés. C’est maintenant le mode « galère » qui s’est activé pour éviter de rentrer à 3h du matin. Par chance, qui décidemment a décidé de me suivre de bout en bout sur cet évènement, me sourit quand je discute avec une fille qui prenait un taxi et qui habitait à côté de chez moi. Cela m’a permis de passer le chemin du retour à discuter et d’échanger nos impressions sur la soirée. Il est donc 2h du matin quand je me couche, avec des étoiles dans les yeux, des magnifiques souvenirs, et une impatience gargantuesque quant à la sortie et la tournée de « The 2nd Law ». S.

Comment obtenir mes VVT

Publié: septembre 3, 2012 dans Around the world

Je vais prétexter que c’était les vacances pour ne pas avoir écrit ici depuis si longtemps.

Je vais vous parler des dernières informations à propos de mon tour du monde. Comme je vous l’avais déjà expliqué, je compte travailler sur place pendant la plupart du temps. Pour cela il me faudra ce que l’on appelle un Visa Vacances Travail, aussi bien au Canada qu’en Australie. Les démarches sont différentes en fonction des pays souhaités.
Pour le Canada, après avoir regardé sur l’Internet les procédures à effectuer, je me suis rendu compte que c’était la croix et la bannière pour obtenir le précieux sésame. En effet, cela marche par session et les Visa sont attribués en fin d’année pour l’année suivante. Par exemple, pour partir en 2012, il fallait faire sa demande (et remplir une bonne dizaine de milliers de papiers) en novembre 2011. 2500 places étaient disponibles, et donc, tout a été distribué en…12 jours. Il n’y a pas de politique de sélection, c’est « premier arrivé, premier servi ». Il faudra donc que je sois attentif en novembre prochain pour être dans les premiers à faire ma demande. Les conditions principales requises sont d’avoir un moins de 30 ans (ou 35, je vous avoue ne pas savoir l’âge exact en tête étant donné que je répond à cette condition), un passeport valide, être solvable de 2000€ et ne jamais avoir souscrit à ce programme. Le Visa en tant que tel coûte 100€, ce qui n’est pas non plus excessivement cher.
En ce qui concerne l’Australie, qui est le plus important car c’est là-bas que je resterai le plus longtemps, les démarches sont plus simples. Il faut juste faire la demande, et le VVT est délivré sous 48h. Simple et efficace.

S.

La fin d’une aventure

Publié: juin 11, 2012 dans Rugby

Et voilà, nous sommes le 11 juin et le Top14 vient de se terminer, déjà…

Cette saison, le RCT m’a trop fait vibré pour ne pas les supporter jusqu’au bout dans les phases finales du championnat. C’est donc, avec les supporters de l’équipe adverse (Racing Métro 92) que je décide d’aller à Toulon pour le match de barrage RCT-RM92. 48 heures et 2000 km parcourus après, je reviens avec des souvenirs mémorables en tête et une demie-finale à la clé pour le RCT.

Me voilà donc une semaine plus tard, à l’aéoroport de Toulouse-Blagnac, sortant d’un avion réservé deux mois à l’avance pour vivre les demies-finales dans la capitale du rugby. La première demie-finale (Stade Toulousain-Castres Olympique) est vécue place Saint Pierre, avec les toulousains et qui se soldera par une victoire des rouges et noirs. Par chance, et grâce à Twitter, j’obtiens un précieux sésame pour assister à la deuxième demie-finale au Stadium de Toulouse qui oppose l’ASM au RCT. C’est du virage où sont les supporters toulonnais que je vibre, crie, chante et saute de joie au coup de sifflet final qui envoie l’autre équipe rouge et noir en finale au Stade de France, 20 ans après sa dernière finale et son dernier titre, le bouclier de Brennus.

La semaine précédant cette finale « à l’ancienne » (pour rappel, le Stade Toulousain et le RCT se sont affrontés deux fois en finale en 1985 et 1989 et a vu les toulousains l’emporter deux fois) est très longue. Comme pour le dernier match du RCT au Stade de France, j’ai la chance d’être sélectionné pour participer au Live-Tweet de ce match en loge, avec d’autres « stars » de Twitter, dont certains sont devenus des amis, et d’autres dont j’aurais la chance de faire connaissance, répartis en trois équipes, deux pour supporter le Stade Toulousain et le RCT, une pour le rugby en général.
Il est 15h quand nous rejoignons, arboré de nos couleurs, et pour ma part, une crête rouge et noire pour faire honneur à mon pari (j’avais annoncé faire cette crête si le RCT allait en finale du championnat) et aux joueurs qui ont lancé cette mode il y a quelques mois. Quelques chambrages, beaucoup de rigolade, des petits fours et du champagne et nous voilà prêts pour le choc entre les deux équipes avec une magnifique vue sur le stade rouge et noir, des chants de part et d’autre, et une ambiance absolument géniale. Le match en tant que tel est très stressant, laissant le suspense jusqu’au dernier moment. Certes, une équipe rouge et noire a gagné, mais aussi une a perdu, et c’est celle que j’ai supporté tout au long de cette saison qui doit s’incliner, les armes à la main. Les armes à la main, mais les larmes sur mes joues ne peuvent s’empêcher de couler tellement la déception est grande. Ludovic, un peu notre « papa » du Stade de France et que je tiens à remercier de tout coeur pour tout ce qu’il a fait pour nous, capte quelques minutes après, mon ressenti. Je lui dis dignement que je suis fier des joueurs et de leur parcours, et que la meilleure équipe a gagné. La douleur passe, l’amertume reste, le sourire revient et c’est avec tous les autres supporters, mes amis, et bien d’autres que nous allons fêter le rugby jusqu’au bout de la nuit.

L’aventure se finit donc au petit matin. Une aventure sportive, avec de la joie, de la tristesse, mais il y a avant tout une aventure humaine, faite de merveilleuses rencontres, d’excellents moments passés et qui elle, ne se finit jamais.

Amicalement,

S.