Archives de mai, 2012

Si vous avez un tant soit peu suivi l’actualité, en dehors des élections présidentielles, vous avez sûrement entendu parler d’un groupe qui passait au Stade de France samedi dernier. Un des pionniers du métal, un des membres du célèbre Big Four, Metallica qui vient célébrer les 20 ans de l’album qui les a propulsés au sommet de leur gloire, le Black Album (vendu à près de 30 millions d’exemplaires, excusez du peu). En tant qu’addict de la musique, je suis évidemment allé voir ce que ça donnait, d’autant que c’était la première fois pour moi que je les voyais et je vais donc vous raconter un peu tout ça.

Tout a commencé il y a quelques mois, avec le premier parcours du combattant : avoir des places en Pelouse Or, le Graal du Stade de France. Après une guerre des nerfs, le graal est obtenu, non sans laisser de traces aussi bien psychologiques que professionnelles (oui, les mises en vente en semaine à 10h peuvent être une cause de la baisse de la productivité, et a fortiori de la crise économique européenne). Nous seront donc 3 à aller au concert.

Arriva ensuite la date fatidique du samedi 12 mai 2012. Finalement, et cela paraît logique, d’autres personnes viennent se greffer pour aller à cet évènement et nous arrivons donc, aux alentours de 19h au stade, juste à temps pour la première première partie, Gojira. Gojira est un des pionniers du métal français, internationalement reconnu et qui peux même se vanter d’avoir fait souvent des dates avec la tête d’affiche du jour. Le concert en lui même est intéressant, mais le manque de qualité sonore, mêlé à l’arrivée des gens et la courte setlist ne permet pas au public de se chauffer totalement. Une bonne bière était donc nécessaire pour continuer l’aventure, et quelle bière…une bière versée dans un verre « collector » (que des gens voulaient nous racheter 10€ à la sortie du concert). Voici la preuve en image

Verre collector

On fait donc les malins, on roule des mécaniques, et on tombe sur le concert de The Kills. La surprise, malheureusement mauvaise, de la soirée. The Kills est un groupe de rock, assez tranquille, et qui, je n’en doute pas une seconde, est talentueux, mais n’avait rien à faire entre Gojira qui est du métal et Metallica qui est du…métal. C’est donc, sans grande surprise, que le groupe se fait huer, insulter et tout plein de vilaines choses qui provoquent l’incompréhension dans tout le public du stade. A mon sens, il aurait été plus judicieux d’inverser les deux premières parties mais ainsi soit il.

Le stade se remplit de plus en plus, comme le prouve la photo prise un peu avant le début du concert, et on sent que l’ambiance monte et que le groupe se fait attendre.

La foule

Le slogan du stade « Vibrez + grand » annonce quelque chose d’épique. Les musiques d’attente, qui n’ont rien à voir avec celles des standards téléphoniques s’enchaînent jusqu’à AC/DC, qui annonce la dernière. S’enchaîne des images sur les écrans géants du célèbre film de Sergio Leone « Le bon, la brute et le truand » sur la musique de « Ectasy of gold ». Les frissons se dressent, le public chante en choeur, le groupe arrive. C’est parti pour 2h15 de concert. 2h15 d’un show très costaud, de l’intégralité du black album, qui à ma grande surprise (et regret) était sur un faux rythme, assez lent, qui empêcha la fosse de vraiment se délivrer. Peut être est-ce aussi un public moin aguerri, dont la plupart préféraient filmer plutôt que de savourer ce grand moment. Toutefois, c’est quand même Metallica. Le public commence donc à se déchaîner sur « Enter Sandman », tout simplement explosif et qui amorce les effets pyrotechniques. Et c’est là que commence une demie-heure tout simplement folle, avec, après un léger rappel, un combo Battery/One/Seek & Destroy (les connaisseurs sauront apprécier) qui déchaînent les foules. La fin du concert est un hommage au public français, les musiciens restant sur scène pendant de longues minutes, tels des gamins pour leurs premières fois sur scène. Ils repartent en coulisse avec des drapeaux français offerts par des fans, ces mêmes drapeaux qui faisaient polémique un certain dimanche 6 mai.

Nous partons, des étoiles dans les yeux, arborer le froid extérieur au stade, même si nous aurions préféré rester à la chaleur, aussi bien au sens premier du terme grâce aux flammes lors des effets pyrotechniques, que dans l’émotion, car bien avant Johnny Hallyday au Stade de France dans quelques semaines, c’est bien Metallica qui y a mis le feu.

S.

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