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En désintox’

Publié: mars 6, 2013 dans Vie Quotidienne

Septembre 2006 : premières soirées en école d’ingénieur. La pression (pas la boisson, l’autre) des concours des classes préparatoires qui retombe, la charge de travail moins importante, les soirées folles (je ne vais pas vous faire un dessin, vous connaissez la réputation). La première clope s’allume. Puis la deuxième.

Au début, ce n’est qu’en soirée. Et comme tout le monde dans ces cas là, je me dis « ça ne sera qu’en soirée, je ne suis pas dépendant », jusque l’achat du premier paquet à la place de taxer une cigarette aux copains.
C’est à ce moment qu’ont commencées 6 années de dépendance, rythmées par quelques arrêts qui varient entre quelques semaines et 6 mois.

C’est en février dernier, que mon colocataire, également fumeur, suite aux recommandations de sa douce et tendre, décida et donc me proposa, d’arrêter. Et c’est vrai, à deux, c’est plus facile.

Le temps de finir nos derniers paquets et nous voilà le dimanche soir, à fumer ensemble notre « dernière » (la meilleure il paraît). Ca peut paraître bête, mais ce fut un moment intense et riche en émotions.

Lundi 11 février : c’est parti pour le premier jour sans clope. C’est plus facile que je ne le pensais. Le plus dur n’étant pas le manque de nicotine mais plutôt la gestuelle, les clopes dites « sacrées » comme celle avec le café du matin, celle après déjeuner, celle après dîner, celle d’après sexe.
Et les plus dures, à mon sens, celles de soirée. Les fumeurs (ou ex fumeurs) savent de quoi je parle. Un verre, puis un autre, et l’alcool appelle la cigarette.
Malgré mon appréhension, la première soirée s’est bien déroulée. La deuxième aussi, jusque ne (quasiment) plus y penser sur les suivantes.

D’un point de vue physiologique, la première semaine s’est caractérisée par un énorme appétit, compensée par des bonbons, des chewing-gum et autres confiseries. J’ai limité la casse sur la prise de poids, inexistante.
J’ai également remarqué (et ce pendant une course à pied) la baisse de ma fréquence cardiaque.
Enfin, et c’est le plus significatif, mon odorat face à la cigarette s’est amplement développé, et notamment, cette odeur du fumeur qui vient d’en griller une, qui je vous l’accorde, est assez désagréable. 

Cela fait maintenant trois semaines. L’envie n’est plus trop présente (sauf à quelques moments stratégiques) et les affronts physio-pyschologiques sont, je l’espère pour la durée la plus longue possible, derrière moi…et après tout, qu’il y a t-il de plus rock’n’roll qu’une bonne désintox ?

PS : je tiens à remercier tous les gens qui me soutiennent au quotidien dans cette démarche. Ils se reconnaîtront.

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