Archives de la catégorie ‘Rugby’

La fin d’une aventure

Publié: juin 11, 2012 dans Rugby

Et voilà, nous sommes le 11 juin et le Top14 vient de se terminer, déjà…

Cette saison, le RCT m’a trop fait vibré pour ne pas les supporter jusqu’au bout dans les phases finales du championnat. C’est donc, avec les supporters de l’équipe adverse (Racing Métro 92) que je décide d’aller à Toulon pour le match de barrage RCT-RM92. 48 heures et 2000 km parcourus après, je reviens avec des souvenirs mémorables en tête et une demie-finale à la clé pour le RCT.

Me voilà donc une semaine plus tard, à l’aéoroport de Toulouse-Blagnac, sortant d’un avion réservé deux mois à l’avance pour vivre les demies-finales dans la capitale du rugby. La première demie-finale (Stade Toulousain-Castres Olympique) est vécue place Saint Pierre, avec les toulousains et qui se soldera par une victoire des rouges et noirs. Par chance, et grâce à Twitter, j’obtiens un précieux sésame pour assister à la deuxième demie-finale au Stadium de Toulouse qui oppose l’ASM au RCT. C’est du virage où sont les supporters toulonnais que je vibre, crie, chante et saute de joie au coup de sifflet final qui envoie l’autre équipe rouge et noir en finale au Stade de France, 20 ans après sa dernière finale et son dernier titre, le bouclier de Brennus.

La semaine précédant cette finale « à l’ancienne » (pour rappel, le Stade Toulousain et le RCT se sont affrontés deux fois en finale en 1985 et 1989 et a vu les toulousains l’emporter deux fois) est très longue. Comme pour le dernier match du RCT au Stade de France, j’ai la chance d’être sélectionné pour participer au Live-Tweet de ce match en loge, avec d’autres « stars » de Twitter, dont certains sont devenus des amis, et d’autres dont j’aurais la chance de faire connaissance, répartis en trois équipes, deux pour supporter le Stade Toulousain et le RCT, une pour le rugby en général.
Il est 15h quand nous rejoignons, arboré de nos couleurs, et pour ma part, une crête rouge et noire pour faire honneur à mon pari (j’avais annoncé faire cette crête si le RCT allait en finale du championnat) et aux joueurs qui ont lancé cette mode il y a quelques mois. Quelques chambrages, beaucoup de rigolade, des petits fours et du champagne et nous voilà prêts pour le choc entre les deux équipes avec une magnifique vue sur le stade rouge et noir, des chants de part et d’autre, et une ambiance absolument géniale. Le match en tant que tel est très stressant, laissant le suspense jusqu’au dernier moment. Certes, une équipe rouge et noire a gagné, mais aussi une a perdu, et c’est celle que j’ai supporté tout au long de cette saison qui doit s’incliner, les armes à la main. Les armes à la main, mais les larmes sur mes joues ne peuvent s’empêcher de couler tellement la déception est grande. Ludovic, un peu notre « papa » du Stade de France et que je tiens à remercier de tout coeur pour tout ce qu’il a fait pour nous, capte quelques minutes après, mon ressenti. Je lui dis dignement que je suis fier des joueurs et de leur parcours, et que la meilleure équipe a gagné. La douleur passe, l’amertume reste, le sourire revient et c’est avec tous les autres supporters, mes amis, et bien d’autres que nous allons fêter le rugby jusqu’au bout de la nuit.

L’aventure se finit donc au petit matin. Une aventure sportive, avec de la joie, de la tristesse, mais il y a avant tout une aventure humaine, faite de merveilleuses rencontres, d’excellents moments passés et qui elle, ne se finit jamais.

Amicalement,

S.

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Un jour au Stade de France

Publié: février 19, 2012 dans Rugby

Aujourd’hui, je vais vous raconter pourquoi la journée du 18 février 2012 restera pour très longtemps comme un de mes meilleurs souvenirs de ces dernières années.

Comme vous le savez, le RCT peut provoquer chez moi toutes sortes de réactions. De la passion à la colère, de la joie à la tristesse, des rires aux larmes. Je vous ai également expliqué ma Twitter-addiction dans un précédent billet. Alors imaginez une journée où les deux sont réunis. Cela a été possible grâce au Stade de France, mais revenons un peu en arrière pour comprendre tout ça.

Le Stade de France, dans sa politique de communication de leurs événements, organise depuis peu des « Live Tweet » (commentaires de matchs en direct sur Twitter) en direct depuis le stade, avec deux équipes qui s’affrontent (les deux équipes supportant chacun son club) dans une cyber-battle. Pour sélectionner les participants au jeu, il fallait parler le plus du Stade de France, de l’événement et de tout ce qui tourne autour. C’est ainsi, que pendant cinq jours, je me suis déchaîné sur le réseau social de micro-blogging. Nous avons, avec d’autres supporters du RCT donné notre maximum, en réalisant même un petit clip que vous pouvez visionner ci-dessous et nous avons, pour notre plus grand plaisir, été sélectionnés.

Nous voici donc, avec les autres supporters du RCT et du Stade-Français (accessoirement l’équipe que le RCT affrontait ce jour là), devant le Stade de France dès 10h le matin. L’organisateur de l’événement était prêt pour s’occuper, de manière magistrale, de nous durant toute la journée. Cela commençât par une visite du stade. C’est le début de l’émerveillement avec l’accès à la pelouse et la vue de ce gigantesque stade vide, de la visite des vestiaires et enfin les tribunes. Ensuite, après s’être ravitaillé, nous avons rejoint la loge du stade, dans laquelle nous allions assister au match. L’avant-match, est l’occasion de chambrer nos adversaires autour d’une coupe de champagne et quelques délices culinaires, de prendre quelques photos dans nos plus belles tenues de supporters, de passer à la caméra pour la retranscription de l’événement en ligne, mais aussi d’installer notre matériel pour commenter le match. Le match en tant que tel fut d’une grande intensité et d’un suspense incroyable qui ne s’est dénoué par un match nul que dans les dernières secondes (égalisation toulonnaise alors que les parisiens menaient au score). Mon état d’excitation frôlait à ce moment son paroxysme (vous vous rappelez, ce mot scrabblesque). Pour preuve, ces deux vidéos de la fin de match.

L’après-match s’est déroulé encore dans une très bonne ambiance, malgré la déception des supporters parisiens, qui on peut le comprendre, furent insatisfaits du résultat.

Cette journée fut donc parfaite. Je me suis retrouvé tel un gamin vivant un rêve. L’organisation du Stade de France était excellente, les supporters, qui pour l’instant d’une journée étaient réels, étaient aussi sympathique les uns que les autres et m’ont permis, une fois de plus, de réaliser que ce sport est merveilleux de par ses valeurs et les émotions qu’il peut provoquer.

Le sang chaud de Mayol

Publié: janvier 29, 2012 dans Rugby

Mayol…
Un stade, l’antre du RCT où règnent excitation, ferveur, engouement, passion, folie, et encore bien d’autres sentiments.

La réputation de ce stade n’est pas toujours au plus haut, de part des supporters parfois excessifs il faut l’admettre, mais il faut avoir vécu un match (enfin du moins une victoire) là-bas pour comprendre toute l’émotion et la joie que l’on peut ressentir.

Je ne vais pas vous apprendre que dans le Sud, les gens ont plutôt le sang chaud, ce qui fait qu’ils vivent, partagent les choses à fond, ce qui fait la force de leur caractère, dans le mauvais comme dans le bon.

Commençons par le mauvais, ce qui fait notre réputation, et à juste titre : notre mauvaise foi, notre « chambrage » peut être un peu trop violent, les sifflets pendant les pénalités adverses, quelques insultes, le côté un peu voyou. Un exemple s’impose avec ce bagarre générale entre le Stade-Français et le RCT, qui engendre deux cartons rouges et un « Roncéro enculé » repris à l’unisson par Mayol.

 

 

Continuons par le bon : cette ferveur, cet engouement, cette physionomie du stade qui fait que cela résonne de partout. Les supporters toulonnais sont de vrais passionnés et apprécient particulièrement les valeurs telles que le combat et l’engagement mis par les joueurs. Combien de fois avons-nous vu le public de Mayol en folie grâce à une mêlée qui enfonce son vis-à-vis ou du jeu d’avants très percutant. Et n’oublions pas le célèbre et traditionnel Pilou-pilou, ce chant guerrier et dialogue entre son initiateur et tout le public, qui est toujours scandé avant le coup d’envoi du match. Mais une fois de plus, des images seront bien plus éloquentes que mes paroles.

Pour finir, je vous souhaite tous de vivre ou revivre un jour des moments de sport comme j’ai pu vivre à Mayol. Peut être que ça sera là-bas que vous les vivrez, qui sait…

Premier exemple de l’ambiance « avant-match ». L’entrée des joueurs et le Pilou-Pilou pour le match RCT-Munster lors de la H-Cup (avec une victoire du RCT 32-16)

 

 

Pour l’ambiance fin de match : Essai de la victoire marqué à la 77ème et une des premières apparitions des journaux volants, mais également un essai d’anthologie pour le bonus lors d’un match de Challenge européen.