Si vous avez un tant soit peu suivi l’actualité, en dehors des élections présidentielles, vous avez sûrement entendu parler d’un groupe qui passait au Stade de France samedi dernier. Un des pionniers du métal, un des membres du célèbre Big Four, Metallica qui vient célébrer les 20 ans de l’album qui les a propulsés au sommet de leur gloire, le Black Album (vendu à près de 30 millions d’exemplaires, excusez du peu). En tant qu’addict de la musique, je suis évidemment allé voir ce que ça donnait, d’autant que c’était la première fois pour moi que je les voyais et je vais donc vous raconter un peu tout ça.

Tout a commencé il y a quelques mois, avec le premier parcours du combattant : avoir des places en Pelouse Or, le Graal du Stade de France. Après une guerre des nerfs, le graal est obtenu, non sans laisser de traces aussi bien psychologiques que professionnelles (oui, les mises en vente en semaine à 10h peuvent être une cause de la baisse de la productivité, et a fortiori de la crise économique européenne). Nous seront donc 3 à aller au concert.

Arriva ensuite la date fatidique du samedi 12 mai 2012. Finalement, et cela paraît logique, d’autres personnes viennent se greffer pour aller à cet évènement et nous arrivons donc, aux alentours de 19h au stade, juste à temps pour la première première partie, Gojira. Gojira est un des pionniers du métal français, internationalement reconnu et qui peux même se vanter d’avoir fait souvent des dates avec la tête d’affiche du jour. Le concert en lui même est intéressant, mais le manque de qualité sonore, mêlé à l’arrivée des gens et la courte setlist ne permet pas au public de se chauffer totalement. Une bonne bière était donc nécessaire pour continuer l’aventure, et quelle bière…une bière versée dans un verre « collector » (que des gens voulaient nous racheter 10€ à la sortie du concert). Voici la preuve en image

Verre collector

On fait donc les malins, on roule des mécaniques, et on tombe sur le concert de The Kills. La surprise, malheureusement mauvaise, de la soirée. The Kills est un groupe de rock, assez tranquille, et qui, je n’en doute pas une seconde, est talentueux, mais n’avait rien à faire entre Gojira qui est du métal et Metallica qui est du…métal. C’est donc, sans grande surprise, que le groupe se fait huer, insulter et tout plein de vilaines choses qui provoquent l’incompréhension dans tout le public du stade. A mon sens, il aurait été plus judicieux d’inverser les deux premières parties mais ainsi soit il.

Le stade se remplit de plus en plus, comme le prouve la photo prise un peu avant le début du concert, et on sent que l’ambiance monte et que le groupe se fait attendre.

La foule

Le slogan du stade « Vibrez + grand » annonce quelque chose d’épique. Les musiques d’attente, qui n’ont rien à voir avec celles des standards téléphoniques s’enchaînent jusqu’à AC/DC, qui annonce la dernière. S’enchaîne des images sur les écrans géants du célèbre film de Sergio Leone « Le bon, la brute et le truand » sur la musique de « Ectasy of gold ». Les frissons se dressent, le public chante en choeur, le groupe arrive. C’est parti pour 2h15 de concert. 2h15 d’un show très costaud, de l’intégralité du black album, qui à ma grande surprise (et regret) était sur un faux rythme, assez lent, qui empêcha la fosse de vraiment se délivrer. Peut être est-ce aussi un public moin aguerri, dont la plupart préféraient filmer plutôt que de savourer ce grand moment. Toutefois, c’est quand même Metallica. Le public commence donc à se déchaîner sur « Enter Sandman », tout simplement explosif et qui amorce les effets pyrotechniques. Et c’est là que commence une demie-heure tout simplement folle, avec, après un léger rappel, un combo Battery/One/Seek & Destroy (les connaisseurs sauront apprécier) qui déchaînent les foules. La fin du concert est un hommage au public français, les musiciens restant sur scène pendant de longues minutes, tels des gamins pour leurs premières fois sur scène. Ils repartent en coulisse avec des drapeaux français offerts par des fans, ces mêmes drapeaux qui faisaient polémique un certain dimanche 6 mai.

Nous partons, des étoiles dans les yeux, arborer le froid extérieur au stade, même si nous aurions préféré rester à la chaleur, aussi bien au sens premier du terme grâce aux flammes lors des effets pyrotechniques, que dans l’émotion, car bien avant Johnny Hallyday au Stade de France dans quelques semaines, c’est bien Metallica qui y a mis le feu.

S.

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Publié: mai 15, 2012 dans Ce que j'aime, Musique

L’art du pogo

Publié: avril 10, 2012 dans Ce que j'aime

La semaine dernière, je suis, par le plus grand des bonheurs, allé aux deux concerts des SHAKAPONK à l’Olympia. Comme je l’expliquais dans un précédent billet, ce groupe me transcende totalement et j’ai donc pratiqué cette coutume que j’avais un peu abandonné qui est le pogo. Je vais donc en faire son apologie.

Tout d’abord, pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un pogo, c’est ce mouvement de foule, pendant un concert (généralement de rock/métal et toute musique assez « violente ») où tout le monde saute partout et se rentre dedans.
D’une manière générale, on peut considérer le pogo comme quelque chose de « bourrin » réservé aux fous mais en fait, pas du tout. En effet, cela permet, de réveiller notre instinct primaire qui est enfoui dans chacun de nous. Cela permet également de s’affranchir de toutes les barrières, qu’elles soient physiques ou mentales. Physiques car il n’y a aucun « obstacle » qui nous arrête. On saute partout, dans tous les sens, sur tout le monde mais sans vraiment être arrêté par quelque chose de fixe. Mentales car dans ces moments, tout le monde est dans la même situation et personne ne vous juge.
A mon sens, le plus intéressant dans le pogo est que pendant quelques instants, on laisse parler notre corps, notre esprit et le reste du pogo. Ainsi, on ne contrôle plus rien du tout. Ni ce qu’on va faire, ni ce que les autres vont faire, et dans une société ou l’homme est désireux d’avoir un contrôle sur de plus en plus de choses, cela est bienvenu.

S.

Le poker, un thriller psychologique…

Publié: mars 14, 2012 dans Poker

Je vais vous parler d’un de mes hobbies dont je n’ai pas eu l’occasion de parler jusqu’à présent…le poker. Je conçois que cela ne parle pas à tout le monde, je vais donc éviter de rentrer dans des détails trop techniques et avoir une approche assez générale.

A premières vues, on peut penser que le poker est un jeu de carte et un jeu de chance. Dans l’absolu c’est vrai, mais en creusant un peu on peut s’apercevoir que c’est aussi, contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, très psychologique. En effet, un très bon joueur de poker saura utiliser cette phychologie à des fins machiavéliques pour battre quelqu’un qui ne saurait y porter intérêt. Ainsi, il ne cesse de vous analyser et tirer des conclusions en fonction de vos habitudes à la table, de vos « mimiques » gestuelles, de vos statistiques de ce que vous jouez (à quelle fréquence vous gagnez, perdez, bluffez etc.). Le fameux slogan que Patrick Bruel énoncé dans la publicité pour Winamax « L’important au poker, ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites » prend tous son sens. Dans l’absolu, les cartes peuvent être inutiles.
Après, il est évident que ça reste un jeu de carte et de chance et personne ne peut tout contrôler, et heureusement, mais plus le niveau monte, plus la chance a une part minime. Pour étayer mon propos, j’ai pour habitude de citer cette phrase du film « Les joueurs » (avec Matt Damon, NDLR) : « Pourquoi ce sont toujours les mêmes joueurs en finale des championnats du monde de poker, ce sont les mecs les plus veinards de la terre ? ».

Pour moi, le poker est, parmi les activités que je pratique, la plus psychologiquement terrible. En effet, émotionnellement, c’est très compliqué à gérer car on peut passer par tous les stades, et parfois, avec des laps de temps entre chaque stade très (trop) rapide. Combien de fois ça m’est arrivé, en l’espace de 1 minute, de gagner quelques dizaines d’euros sur une main et de perdre d’autres dizaines d’euros sur la main d’après. A cela on peut ajouter, sur des parties « online », des tournois de plusieurs heures qui demandent un effort de concentration intense, et de manière plus amplifée, sur des parties « réelles » des tournois qui durent plusieurs heures et sur plusieurs jours et dont la concentration et vigilence doivent être encore plus présents (de part l’effet psychologique que l’on peut montrer à ses adversaires qui ne sont pas présents sur des parties virtuelles).

A mon sens, ce sont les parties réelles qui sont les plus intéressantes et enrichissantes. Gagner une main, un tournoi, ramasser tous ses jetons procurent des sensations vraiment exceptionnelles. C’est aussi l’occasion d’en apprendre sur les gens, sur les comportements, partager une passion commune avec les autres joueurs. A contrario, les sensations après avoir perdu un gros coup, être éliminé sur un coup de « malchance » sont extrêmement terribles à vivre, mais tout cela est une très bonne base de travail pour travailler le « self-control » qui peut nous être utile dans la vie de tous les jours…

S.

Nouvelle vie…

Publié: mars 6, 2012 dans Ce que je joue

Je vais aujourd’hui vous présenter la dernière chanson de mon répertoire. Pour être tout à fait exact, c’est même la première. En effet, elle date d’environ 2005 à l’époque où je débutais à la guitare et où je vivais encore chez mes parents. Même si mon état d’esprit était évidemment différent, cela reste une chanson triste et qui parle malheureusement de quelque chose qui nous touche tous au cours de notre vie. Elle s’intitule « Nouvelle vie ».
Commençons donc par une écoute

Nouvelle vie

Et les paroles

Elle est arrivée
Un beau jour d’été
Devant une beauté
Que l’on appelait divinité

Hélas, c’est perdu, je ne la verrai plus
Hélas, c’est perdu, je ne guérirai plus

Elle répétait pourtant parfois
Je ne partirai pas
Laissant derrière moi
Un sentiment froid

Hélas, c’est perdu, je ne la verrai plus
Hélas, c’est perdu, je ne guérirai plus

Mais ce n’est pas fini
Il reste le paradis
Commencer une nouvelle vie
Sans faire les mêmes conneries

Cela parle donc des gens qui quittent, parfois bien trop tôt, notre monde. Les deux premiers couplets sont assez « rudes » mais énoncent les faits. Le refrain montre que la guérison de ce genre de maux est très compliquée voire impossible mais qu’on arrive, ou du moins on essaye, au bout d’un laps de temps plus ou moins long, à vivre avec ce « fardeau ». Notons une petite note optimiste dans le dernier couplet, qui essaie de dire que la vie continue, que ça soit dans notre monde ou ailleurs et qu’il faut apprendre de nos erreurs pour avancer.

S.

Un peu d’écologie…

Publié: février 28, 2012 dans Musique

En cette période électorale, cela ne fera pas de mal de parler un peu d’écologie. C’est le thème de ma nouvelle composition, intitulée « Tu es ta terre ». Contrairement aux autres, cette chanson est beaucoup moins personnelle, mais concerne un peu tout le monde. Commençons par une écoute

Tu es ta terre

Et une fois n’est pas coutume, les paroles

Une maison, sur la terre
Avec vue, sur la mer
L’amertume, tue la terre
Abattue, pour une mer
Et sauvée, pour un frère

Mais qui es-tu, pour laisser faire
Lucifer, tuer ta terre

Une raison, d’aimer sa terre
Pour y voir, des jours d’hiver
Diverses vues, et être ouvert
Sur les rues, qui jonchent ta terre
Et qui jonglent, avec l’amer

Mais qui es-tu, pour laisser faire
Lucifer, brûler ta terre

Un poison, dans la mer
Un poisson, sur la terre
C’est assez, dans la mer
C’est assez, pour notre terre
Qui a déjà, bien trop souffert

Mais quand vas-tu, tuer Lucifer
Et sauver, notre terre 

Comme vous l’avez peut être remarqué, c’est la première fois que j’exprime autant mon amour pour les calembours (jeux de mot phonétiques). Des exemples sont « la mer, l’amertume, tue la terre », « pour une mer, pour un frère », « c’est assez dans la mer ». Bref, vous l’aurez compris, je fais joujou avec la magnificence de la langue française. D’un point de vue plus général, c’est assez (encore ce poisson ?) explicite. Gardons à l’esprit que nous sommes tous responsables de la destruction de notre planète, alors prenons garde si nous ne voulons pas nos enfants avoir des propos bien plus virulents…

Quand on veut, on peut…

Publié: février 21, 2012 dans Ce que je joue

C’est un adage que l’on utilise souvent, mais sans trop y croire. Pourtant, je pense que cela est bien plus vrai qu’on ne peut le penser. C’est ainsi que je vais vous présenter une 3ème chanson (qui fut la 2ème dans l’ordre chronologique de composition) et s’intitule « Au Pouvoir ». Commençons, comme à l’accoutumée, par une écoute :

Au Pouvoir

Ainsi que les paroles :

Voici le début du chemin
Emprunté pour fuir le chagrin
Mais ce n’était que le destin
D’arpenter pour longtemps ce chemin

La pierre du jugement est la première
La pierre de la tolérance est la dernière

Au pouvoir de dire sans raison
Que je veux le faire à ma façon
Au pouvoir de dire avec conviction
Que ce que je fais me semble bon

La fin du chemin semble si loin
Mais en regardant bien ce destin
Trop de gens présents y sont malsains
Et peu de gens y sont à la fin

La pierre de la haine est la première
La pierre de l’amour est la dernière

Au pouvoir de dire sans raison
Que je veux le faire à ma façon
Au pouvoir de dire avec conviction
Que ce que je fais me semble bon

Une fois de plus, rien de très compliqué dans les paroles, l’essentiel est dit dans le refrain. Les couplets peuvent être un peu plus subtiles, et je vous laisse le soin de vous faire votre propre interprétation. Le message passé ici est donc que l’on doit croire en ce que l’on fait, ce que l’on dit, avoir ses propres convictions, au delà de ce que certaines personnes peuvent penser. Cela s’intitule « Au Pouvoir » car c’est à mon sens une réelle force quand on arrive à appliquer cela. Notre libre-arbitre, qui nous autorise à faire et dire ce dont on a envie, avec certes une pleine conscience des conséquences, est quelque chose de trop important pour être négligé.

S.

Protégez-vous

Publié: février 20, 2012 dans Vie Quotidienne

Vous vous attendez sûrement à ce que je vous parle du préservatif mais loin sans faut, les campagnes de prévention à ce sujet sont bien plus éloquentes que mes mots. Je vais vous parler de quelque chose également très important, dont on néglige souvent de prendre soin (à tort malgré la fragilité), nos oreilles.

L’ouïe (rien à voir avec un roi de France) est un sens magnifique qui nous a tous permis de vivre des émotions inégalables grâce notamment à la musique. Cependant, nos oreilles sont très sensibles et très fragiles. Il faut donc en prendre soin afin de pouvoir bénéficier d’une pleine audition le plus longtemps possible.

Je vous parle de cela car j’ai récemment fait le constat que d’assister à des concerts depuis mon adolescence rendait mes après concerts audiblement compliqués…vous l’aurez compris, ces pourritures d’acouphènes (l’acouphène est ce sifflement strident qui résonne en permanence et que l’on remarque surtout dans le silence le plus complet). Après avoir consulté un ORL et effectué un test d’audition (qui, à ma grande surprise s’est révélé très satisfaisant), nous avons parlé des moyens de conserver mes « outils » qui me permettent de vivre pleinement ma passion pendant encore de nombreuses années. C’est ainsi que je me suis acheté une paire de filtres auditifs. Ce ne sont pas de vulgaires bouchons d’oreille en mousse (souvent ceux fournis dans les festivals ou autre) mais plus des bouchons en polyester, réutilisables et lavables à souhait. Coût d’investissement : 30€, ce qui est plus que raisonnable. Cela ressemble à ça.

Filtres auditifs Acoufun

Je les ai testés lors du concert des Red Hot Chili Peppers à Bercy où j’étais dans la fosse et donc où le son était vraiment fort (trop fort). Après un petit temps d’adaptation, on ne les sent presque plus et le son est beaucoup plus agréable car nous avons moins l’impression d’être agressé et le sentiment de saturation n’est pas atteint. Par simple curiosité (n’y voyez pas là du masochisme), j’ai ôté mes bouchons pendant le concert…pendant environ 5 secondes avant de les remettre tout de suite.

L’avantage de ces filtres est qu’ils laissent passer tout le spectre sonore, des fréquences basses aux fréquences aïgues (contrairement aux bouchons en mousse qui eux ne laissent passer en partie que les fréquences basses, d’où la sensation de n’entendre que les « boum boum boum »). Bien sur, cela ne vaudra jamais le son sans protection mais semble être un bon compromis. Toutefois, je ne vous cache pas, et c’est un tort, les utiliser à tous les concerts. En effet, pour des concerts de groupes qui me passionnent, je n’arrive pas encore à me contraindre à réduire la qualité sonore.

A mon humble avis, les concerts auxquels nous assistons n’ont pas beaucoup d’effets néfastes à court terme, et c’est là le piège. Dans un an, deux ans, cinq ans, notre audition aura faiblement changé, mais qu’en est il dans vingt, trente ans ? Nous serons peut être interdits de concerts afin de ne pas faire exploser nos tympans. Et si vous voulez entendre, sans appareillage, les premiers mots de vos petits-enfants, je vous encourage fortement à vous protéger le plus tôt possible.